Ta Parole : 

lampe sur mes pas, 

lumière sur ma route

 

de l'Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 

(23, 1-12)

 

Jésus déclarait à la foule et à ses disciples :

"Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.

Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire.

Mais n'agissez pas d'après leurs actes,

car ils disent et ne font pas.

Ils lient de pesants fardeaux

et en chargent les épaules des gens ;

mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes :

ils portent sur eux des phylactères très larges

et des franges très longues ;

ils aiment les places d'honneur dans les repas,

les premiers rangs dans les synagogues,

les salutations sur les places publiques,

ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.

Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,

car vous n'avez qu'un seul enseignant,

et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de Père,

car vous n'avez qu'un seul Père,

celui qui est aux cieux.

Ne vous faites pas non plus appeler maîtres,

car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.

Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

Qui s'élèvera sera abaissé, 

qui s'abaissera sera élevé."

 

 

 

du livre d'Isaïe (58, 1-11)

Parole du Seigneur : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas !

Que ta voix résonne comme le cor !

Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés.

Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins.

Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi de son Dieu,

ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche.

"Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ?"

Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt,

et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.

Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages.

Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix.

Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ?

Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre,

appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ?

 Quel est donc le jeûne qui me plaît ?

N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug,

rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?

N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri,

couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?

Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement.

Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera.

Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : " Me voici. "

Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante,

si tu donnes de bon coeur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux,

ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi.

Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il te comblera et te rendra vigueur.

Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.

Des mouvements sectaires, certains courants spirituels,

des groupes même chrétiens plus ou moins parallèles et gravitant autour de pseudo-apparitions ou de piété traditionaliste,

préconisent et pratiquent le jeûne, les privations et les sacrifices.

Comme pour accumuler les mérites, acheter son salut.

Pendant ce temps, les autres - ceux qui ne partagent pas leurs idées - sont diabolisés;

on provoque et on entretient les ruptures familiales;

on ne s'occupe que du "céleste", le monde et ses "affaires" n'ayant aucune valeur !

Mais est-ce là le jeûne qui plaît au Seigneur ?

 

 

de la seconde lettre de saint Paul Apôtre à Timothée (4, 3-4)

Un temps viendra où l'on ne supportera plus l'enseignement solide;

mais, au gré de leur caprice,

les gens iront chercher une foule de maîtres

pour calmer leur démangeaison d'entendre du nouveau.

Ils refuseront d'entendre la vérité

pour se tourner vers des récits mythologiques.

Mais toi, en toute chose garde ton bon sens...

 

de l'évangile selon saint Luc (18, 9-14)

Jésus dit une parabole pour certains hommes

qui étaient convaincus d'être justes

et qui méprisaient tous les autres :

"Deux hommes montèrent au Temple pour prier.

L'un était pharisien et l'autre, publicain.

Le pharisien se tenait là et priait en lui-même :

'Mon Dieu, je te rends grâce

parce que je ne suis pas comme les autres hommes :

voleurs, injustes, adultères,

ou encore comme ce publicain.

Je jeûne deux fois par semaine

et je verse le dixième de tout ce que je gagne.'

Le publicain, lui, se tenait à distance

et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel;

mais il se frappait la poitrine, en disant :

'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !'

Quand ce dernier rentra chez lui,

c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste,

et non pas l'autre.

Qui s'élève sera abaissé ;

qui s'abaisse sera élevé."